Cover art for Premier jour au collège

Standalone track · February 8, 2026

Premier jour au collège

Laurent Galichet · Produced by LaurentG Productions · 4:20

Ambient dubPsychedelic popFrench2026

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Exclusive: this track is not released on streaming platforms

Lyrics

Quand j’ai passé le portail, l’air avait le goût du métal
Les grilles avalaient les prénoms comme un tourniquet banal
Mon sac pesait des semaines, mes lacets savaient trembler
Et j’ai pensé : « Ici, grandir ressemble à se cacher. »
Le sol vibrait sous les baskets, tambour de récré
Chaque son devenait un verdict, un rire, un “t’es qui ?”
Mes souvenirs de primaire fondaient dans le bruit des couloirs
Et j’ai avalé mon courage avant la première heure

Puis j’ai senti la foule bouger là où j’étais tout seul
Des rivières de vestes et de parfums dansaient dans mon ventre
Elles chuchotaient : « Marche vite, fais comme si tout allait bien. »
Et j’ai répondu : « D’accord… mais où je mets ma vraie tête ? »
Mon désir de disparaître s’est assis au fond de moi
Pendant que mes yeux cherchaient une place, une tribu, une île
J’ai ri trop fort à une blague, juste pour coller au décor
Et je flottais dans la journée comme un prénom mal écrit

Alors j’ai vu les notes en moi, brûlantes, propres, en rouge
Chaque contrôle enterré revenait me demander des comptes
Les “tu peux mieux faire” dormaient encore au bord des pages
Comme des petites portes fermées dans mon front
Et l’ego, ce proviseur, trônait dans ma poitrine
Il comptait mes erreurs comme des absences non justifiées
Il a dit : « Ici, tu vaux quelque chose si tu prouves quelque chose. »
J’ai tendu ma vérité, elle a glissé dans la marge

J’ai vu l’amitié apparaître, petite, mais solide, au détour
Un regard qui ne juge pas, une place gardée à la cantine
Elle a pris mes jours difficiles et a murmuré : « Assieds-toi. »
J’ai pardonné les moqueurs, les chefs, et les suiveurs du film
Puis j’ai regardé mon reflet dans la vitre de la salle
Et j’ai pardonné celui qui tremble, parce qu’il fait de son mieux
Les murs vibraient doucement, comme un chant coincé dans un souffle
Une seconde d’or : je n’avais plus peur d’être moi

J’ai voulu dire ce que je sens, sans ironie, sans armure
Mais les mots restaient coincés comme un chewing-gum sous la langue
Chaque phrase que je lançais retombait en demi-son
Comme expliquer une tempête dans un couloir trop étroit
J’ai ri jusqu’aux larmes, puis pleuré sans faire de bruit
Et mes larmes ont écrit l’alphabet de ce que je sais sans dire
J’ai dit au ciel mon secret : « Je crois que je comprends le jeu. »
Le ciel a répondu : « Tant mieux… maintenant, joue juste. »

Et puis le “moi” est revenu, l’œil qui surveille l’œil qui doute
La peur d’être bizarre, la peur d’être vu pour de vrai
Le serpent de la boucle a mordu sa queue de rumeurs
Et la lumière s’est rétrécie sous les néons du hall
Mes chakras se sont éteints comme des sonneries de fin d’heure
Un par un, un par un, et la journée a repris sa forme
Le lotus de ma tête s’est refermé sur ses idées
Je me suis retrouvé dans ma chambre, sac au sol, silence au mur

Maintenant je fais mes devoirs, je regarde la lampe sur la table
Je repense aux couloirs, au bruit, aux regards qui découpent
Et j’entends encore, parfois, un rire plus grand que la honte
Celui qui dit : ça passera, même si ça pique aujourd’hui
Peut-être que grandir, c’est un moment qu’on ne peut pas garder
Peut-être que la force, c’est le rêve qui tient quand tout tremble
Et si je retrouve la lumière demain entre deux sonneries
J’essaierai de parler moins fort, et d’être plus vrai

Creation & AI

Creation

70% human · 30% AI

  • Author / lyrics

    60% · 40% AI

    Laurent Galichet

    • ChatGPT
  • Composer / music

    50% · 50% AI

    Laurent Galichet

    • Suno Premier
  • Producer / arrangements

    100% · 0% AI

    LaurentG Productions

    • Audacity

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