
Letra
Quand j’ai passé le portail, l’air avait le goût du métal Les grilles avalaient les prénoms comme un tourniquet banal Mon sac pesait des semaines, mes lacets savaient trembler Et j’ai pensé : « Ici, grandir ressemble à se cacher. » Le sol vibrait sous les baskets, tambour de récré Chaque son devenait un verdict, un rire, un “t’es qui ?” Mes souvenirs de primaire fondaient dans le bruit des couloirs Et j’ai avalé mon courage avant la première heure Puis j’ai senti la foule bouger là où j’étais tout seul Des rivières de vestes et de parfums dansaient dans mon ventre Elles chuchotaient : « Marche vite, fais comme si tout allait bien. » Et j’ai répondu : « D’accord… mais où je mets ma vraie tête ? » Mon désir de disparaître s’est assis au fond de moi Pendant que mes yeux cherchaient une place, une tribu, une île J’ai ri trop fort à une blague, juste pour coller au décor Et je flottais dans la journée comme un prénom mal écrit Alors j’ai vu les notes en moi, brûlantes, propres, en rouge Chaque contrôle enterré revenait me demander des comptes Les “tu peux mieux faire” dormaient encore au bord des pages Comme des petites portes fermées dans mon front Et l’ego, ce proviseur, trônait dans ma poitrine Il comptait mes erreurs comme des absences non justifiées Il a dit : « Ici, tu vaux quelque chose si tu prouves quelque chose. » J’ai tendu ma vérité, elle a glissé dans la marge J’ai vu l’amitié apparaître, petite, mais solide, au détour Un regard qui ne juge pas, une place gardée à la cantine Elle a pris mes jours difficiles et a murmuré : « Assieds-toi. » J’ai pardonné les moqueurs, les chefs, et les suiveurs du film Puis j’ai regardé mon reflet dans la vitre de la salle Et j’ai pardonné celui qui tremble, parce qu’il fait de son mieux Les murs vibraient doucement, comme un chant coincé dans un souffle Une seconde d’or : je n’avais plus peur d’être moi J’ai voulu dire ce que je sens, sans ironie, sans armure Mais les mots restaient coincés comme un chewing-gum sous la langue Chaque phrase que je lançais retombait en demi-son Comme expliquer une tempête dans un couloir trop étroit J’ai ri jusqu’aux larmes, puis pleuré sans faire de bruit Et mes larmes ont écrit l’alphabet de ce que je sais sans dire J’ai dit au ciel mon secret : « Je crois que je comprends le jeu. » Le ciel a répondu : « Tant mieux… maintenant, joue juste. » Et puis le “moi” est revenu, l’œil qui surveille l’œil qui doute La peur d’être bizarre, la peur d’être vu pour de vrai Le serpent de la boucle a mordu sa queue de rumeurs Et la lumière s’est rétrécie sous les néons du hall Mes chakras se sont éteints comme des sonneries de fin d’heure Un par un, un par un, et la journée a repris sa forme Le lotus de ma tête s’est refermé sur ses idées Je me suis retrouvé dans ma chambre, sac au sol, silence au mur Maintenant je fais mes devoirs, je regarde la lampe sur la table Je repense aux couloirs, au bruit, aux regards qui découpent Et j’entends encore, parfois, un rire plus grand que la honte Celui qui dit : ça passera, même si ça pique aujourd’hui Peut-être que grandir, c’est un moment qu’on ne peut pas garder Peut-être que la force, c’est le rêve qui tient quand tout tremble Et si je retrouve la lumière demain entre deux sonneries J’essaierai de parler moins fort, et d’être plus vrai
Creación & IA
Creación
70 % humano · 30 % IA
Autor / letra
60 % · 40 % IA
Laurent Galichet
- ChatGPT
Compositor / música
50 % · 50 % IA
Laurent Galichet
- Suno Premier
Productor / arreglos
100 % · 0 % IA
LaurentG Productions
- Audacity
Reparto declarativo, con fines de transparencia editorial. No refleja ninguna realidad jurídica ni implica reparto alguno de derechos.
Herramientas utilizadas
- Suno Pro
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